Qu’elles soient en eau douce ou en eau salée, elles ne doivent être abordées que par des plongeurs spécifiquement entraînés, et pourvus de matériels aussi sérieux que redondants (au moins deux bouteilles et deux détendeurs indépendants, deux éclairages, etc., par personne, fil d’Ariane, blocs de secours échelonnés sur le trajet…). Le binôme est, encore un fois, le minimum vital. En cas de problème, après une heure de progression dans des galeries inondées, il faudra aussi une heure avant de revoir la lumière, en cas de demi-tour obligé. L’éclairage par flash électronique (ou par torches halogènes) est indispensable, cette fois ci, pour obtenir des images. Outre la prise de vues d’ambiance : boyaux, voûtes, etc., le macrophotographe pourra exercer son art sur la faune très spécifique de tels lieux. En milieu marin, il y trouvera souvent, d’ailleurs, des espèces qu’il ne pourrait pas photographier à l’extérieur, parce que vivant normalement à de bien plus grandes profondeurs, et donc hors de sa portée. Mais, dans ces lieux pourtant plus proches de la surface, elles trouvent cependant des conditions (luminosité, température de l’eau, composition des particules en suspension…), qui sont identiques, d’où leur présence. L’ambiance souterraine terrestre est celle de lieux souvent saturés d’humidité, en dehors du milieu liquide lui-même. De ce fait, les équipements spéciaux utilisés en plongée subaquatique trouvent aussi un plein emploi dans le milieu aérien des grottes. Autre problème, peut-être plus difficile à gérer, celui de la boue, omniprésente, collante, abrasive. Elle doit être éliminée aussi fréquemment que possible, de préférence par voie humide au moyen de rinçages les plus poussés possibles. Article réalisé d’après une contribution d’hyperfocale.

Les grottes sous-marines

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